Photoreflex, vous connaissez ?
Un site de tirage photo on-line. Mon coup de cœur il fut un temps. Jusqu'au 10 janvier 2003.
À cette date, je reçois un mail de leur part m'informant qu'un " incident technique est survenu sur une de leurs machines ". Résultat, les 3 pellicules envoyées par mes soins ont été " bloquées lors de l'étape de développement, complètement sous exposées et sont par conséquent intraitables. ".
Et alors, me direz-vous, une photo de plus ou de moins dans les tiroirs, on va peut-être pas en faire tout un flanc… ! Sauf que là, ces photos n’étaient pas de simples souvenirs de soirées entre potes. Il s’agissait des uniques photos de la naissance de ma fille. Plus de 100 photos shootées en noir et blanc à 400 ASA, à la maternité, dans les toutes premières secondes de sa vie, saisissant ses premières respirations, ses premiers mouvements, ses premiers cris. Le genre de photos que vous ne faites qu’une fois dans votre vie. Et dans la sienne. Des icônes que l’on garde à jamais. Irremplaçables. Premiers regards d’un père sur son amour de bébé.
Vous me direz, les incidents techniques ça arrive. Juste. Sauf qu’à la FNAC pour ne citer qu’eux, et auprès de qui je développais mes photos auparavant, je n’ai jamais rencontré un seul problème technique en 20 ans ! La faute à pas de chance ? Ou aux économies que les start-up essaient de faire sur les bécanes ou le personnel ?
Pour tenter de se faire " pardonner ", ils m’envoient quelques jours plus tard 6 pellicules. Beau geste ? À voir. Car au-delà du fait que je ne trouve aucun courrier d’excuse dans le paquet, je découvre des pellicules ILFORD 24 poses 100 ASA qui n’avaient rien à voir avec ce que je leur avais envoyé : 3 pellicules KODAK 36 poses en 400 ASA. Pas choisies par hasard comme vous pouvez l’imaginer. Ni la marque ni la sensibilité. Et je n’en étais à mon premier essai. Quitte à dédommager le client sur le matériel, puisque les clichés sont irremplaçables, il eût été bien venu de le faire à l’identique. Non ? Sans doute pas d’accord passé avec KODAK. Et les 400 ASA, plus chères que les 100 ASA, sont sans doute trop chères pour eux. Bref, on tente de dédommager, mais à la louche. On arrose le client de pelloches qu’il n’a jamais demandé en espérant qu’il fermera gentiment les yeux et la bouche sur cet " incident technique ".
Eh bien non. Désolé, Messieurs mais le silence ne s’achète pas.
Et c’est pourquoi je mail cette histoire sur le net. Pour que tous les internautes sachent comment Photoreflex soigne ses clients. Car j’ajouterai que depuis, les courriers que nous leur avons envoyé sont tous restés lettre morte. Oui, nous avons fait notre deuil de ces clichés (...)s. Mais pas de la façon dont cela s’est passé et des raisons qui ont conduit à cet " incident technique ". J’ignore comment réparer ce qui ne l’est pas. Ce qui est perdu à jamais. Mais ce que je sais, c’est que je n’aime pas être pris pour un gentil client que l’on méprise et que l’on dupe.
Alors, avant d’envoyer vos photos dans cette boîte, un conseil, réfléchissez à deux fois.
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